jeudi 2 août 2012

VATNAJOKULL et JOKULSARLON

Réveil matinal à 07h30 pour admirer dans la solitude le glacier aux premières heures du jour. Pour un lever de soleil, il aurait fallu tomber du pageot plus tôt. 1H30 de balade et ptit dej face à ce paysage tip top !
Certains blocs de glace sont bleus, on n’a pas rajouté du canard wc, c’est dû au fait qu'ils ne comportent que peu d'air car pas d'exposition à la neige et donc absorbent la lumière (sauf le bleu) petit à petit, ils vont blanchir en la réfractant totalement. En cours de balade, étude naturelle de la pulvérisation des rochers : de l’eau du froid et du temps… Quelques prises de vue montrent l’inexorable force de la nature. L’eau s’infiltre puis gèle et la pierre éclate. Année après année, elle s'émiette et le rocher finit par devenir gravier ! CQFD
Egalement, un florilège des fleurs glaciaires.
Départ pour Jökulsarlon, un site grandiose ! Ici furent tournées des scènes de « Die another day » un James Bond et « Lara Croft ». Les blocs détachés du glacier, rejoignent la mer en parcourant plus ou moins facilement les 1500 mètres de la rivière. N’oublions pas que les 8/9 du bloc sont immergés. Alors ils roulent, se percutent à grand fracas. Des bleus tout frais sortis du coeur du glacier, des tout blancs et des noirs salis par la terre et le sable noir local. Certains blocs sur lesquels ont perlé les eaux de ruissellement lors de la fonte sont comme sculptés.
Stop à Hofn, village sans prétention mais avec un resto conseillé par le routard qui assouvit notre faim car on mange souvent en horaires décalés. On termine le contournement du Vatnajökull longé sur 300 km : ce n’est pas le petit glaçon de l’apéritif…La nuit sera passée à Djupivogur. Le frangin me demandait si les locaux buvaient toujours d’étranges boissons dans les crânes de leurs ennemis, référence à « Asterix chez les normands » pour les incultes. Ma réponse fut que je n’avais pas encore testé les relations à ce point, n’ayant encore jamais prononcé de travers leur langue puisque pas parlé celle-ci. En effet tout le monde s’adresse à vous en english et ça au moins je sais faire puisque j’ai « l’accent de Dublin » (cf épisode accident de Tyanou en Irlande ») A propos des locaux, leurs patronymes sont construits sur la base de fils et fille de, auquel s’ajoute le prénom du père. Ici, Iris Björk et Berglind sont les filles, et Aron Birkir et Bjartur Mani les fils de Ottar leur père et de Erna leur mère. On est dans la tradition moyenâgeuse lorsque la population n’était pas encore trop importante et que l’on s’identifiait par les prénoms puis par les localisations ou autres Martin Du moulin, ou Jean Le grand.
De jolis prénoms pour les futurs enfants d'Aurélie auquels je rajouterai le délicieux Ragnhildur doux prénom d'une des hôtesses de l'air

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